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Transformation numérique et restrictions budgétaires : le plan de Delphine Ernotte

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Transformation numérique et restrictions budgétaires : le plan de Delphine Ernotte

Tout juste reconduite pour un troisième mandat, Delphine Ernotte a présenté, dans une interview accordée au Figaro, les priorités de France Télévisions, dans un contexte marqué par la transformation numérique et les restrictions budgétaires.

Comme elle l’avait déjà annoncé, la présidente de France Télévisions a réaffirmé que France.tv constitue désormais la priorité stratégique du groupe, avec l’ambition d’en faire la « première chaîne », tous écrans confondus. La plateforme accueillera prochainement de nouveaux partenaires comme Public Sénat, LCP, TV5 Monde et France 24, ainsi que, potentiellement, des contenus audio issus de Radio France.

Pour mieux capter les jeunes publics, Delphine Ernotte a indiqué vouloir développer des formats natifs pour YouTube, TikTok ou Instagram. Des expérimentations seraient déjà en cours, notamment avec Élise Lucet.

Budget, déficit et réformes internes

Pour la première fois depuis 2015, France Télévisions prévoit un déficit de 70 millions d’euros. La présidente plaide pour une sanctuarisation des budgets consacrés aux programmes et considère l’intelligence artificielle comme un levier majeur de productivité, notamment dans la production et la diffusion de contenus numériques.

Par ailleurs, elle souhaite moderniser l’accord collectif de 2013, qui impose encore une stricte séparation des métiers, afin d’adapter les compétences aux nouveaux usages numériques. Une initiative qui suscite déjà de vives réactions syndicales. Dès le lendemain de sa nomination, la CGT dénonçait dans un communiqué un projet « violent et hostile aux salariés ».

Delphine Ernotte tempère « Je fais toujours confiance à l’intelligence de mes partenaires, quels qu’ils soient, et de mes partenaires sociaux en particulier. Le débat peut être dur, parfois. Ce n’est pas un problème. Nous devons discuter de la manière dont nous allons former nos salariés et adapter nos métiers. »

Elle estime qu’il s’agit d’une solution plus responsable que de devoir, à terme, annoncer des suppressions de postes face aux changements : « Je pense sincèrement que le pire, pour les salariés, serait de ne rien faire, surtout dans la période de bouleversement qui se prépare. »

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