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Les exportations audiovisuelles françaises reculent nettement en 2025

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Les exportations audiovisuelles françaises reculent nettement en 2025
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À l’occasion de la 32e édition des Rendez-vous d’Unifrance, qui se tient du 7 au 10 septembre 2026 au Havre, le CNC et Unifrance ont dévoilé deux études complémentaires sur l’exportation et la diffusion internationale des programmes audiovisuels français. Le CNC présente son étude annuelle sur le chiffre d’affaires 2025 des ventes, préventes et coproductions, tandis qu’Unifrance publie, pour la première fois à cette date, son bilan sur la présence des œuvres françaises sur les chaînes linéaires et les plateformes de VàDA à l’international.

Le montant global à l’export des programmes audiovisuels français, ventes, préventes et apports en coproduction confondus, s’établit à 282,7 M€, en recul de 28,1% par rapport au niveau record de 2024 (393,0 M€). Les ventes atteignent 164,3 M€, contre 209,6 M€ en 2024.

Indicateur Montant 2025 Evolution vs 2024
Ventes 164,3 M€ -21,6%
Préventes 30,7 M€ -59,3%
Apports en coproduction 87,7 M€ -18,7%
Total export 282,7 M€ -28,1%

Selon le CNC et Unifrance, ce ralentissement s’explique par un contexte économique tendu à l’international : les diffuseurs publics et privés réduisent leurs engagements financiers, les services de VàDA rationalisent leurs investissements en privilégiant les commandes locales, et les acheteurs se montrent plus sélectifs, se concentrant sur des valeurs sûres.

La fiction toujours en tête, l’animation recule à la troisième place

La fiction française reste le premier genre à l’export pour la quatrième année consécutive, portée notamment par les séries policières dites « light crime » comme Tropiques Criminels, Astrid et Raphaëlle, Tom et Lola ou Alexandra Ehle, ainsi que par des séries événementielles telles que Sambre ou Les Sentinelles. Le documentaire se maintient en deuxième position, valorisé notamment sur les thématiques de l’histoire, de l’actualité géopolitique et des sciences. L’animation, pour la première fois, devient le troisième genre à l’export, ayant été le premier secteur impacté par la contraction du marché international.

Genre Ventes 2025 Evolution vs 2024 Part de marché
Fiction 54,9 M€ -27,0% 33,4%
Documentaire 43,1 M€ -2,7% 26,2%
Animation 32,2 M€ -30,3% 19,6%

L’Europe de l’Ouest reste le premier débouché

L’Europe de l’Ouest demeure la première zone d’accueil des programmes français avec 76,7 M€ de ventes (-15,3%), soit 46,7% des recettes mondiales. L’Amérique du Nord retrouve sa deuxième place avec 18,9 M€ (+14,7%), un rebond lié à la performance d’une société de ventes internationales sur ce territoire. L’Europe centrale et orientale suit avec 12,2 M€ (-26,5%), devant l’Asie/Océanie qui tombe à 8,7 M€ (-33,4%), son plus bas niveau historique. Par ailleurs, l’AVoD représente désormais 14,3% des ventes globales, contre 9,6% en 2024, sans compenser le recul des droits non linéaires, qui reculent à 34,8% des recettes (40,9% en 2024). Les droits TV, incluant les ventes « tous droits », restent majoritaires avec 54,4% de part de marché.

La France, troisième diffuseur mondial sur les chaînes linéaires

Le bilan d’Unifrance montre que la France conserve en 2025 sa troisième place, après les Etats-Unis et le Royaume-Uni, et reste le premier pays de l’UE en termes de diffusion d’œuvres sur les chaînes linéaires dans le monde. Elle occupe en revanche la 7e position pour les sorties sur les plateformes de VàDA, derrière les pays anglophones et l’Asie. Selon Unifrance, la spécificité française tient à la richesse et la pluralité des formats de son catalogue, contrairement à d’autres pays qui proposent un nombre plus restreint de titres issus de la production originale des streamers.

L’animation reste prépondérante sur les télévisions du monde entier, en particulier au Royaume-Uni et au Brésil, avec des titres comme Miraculous, Grizzly & Les Lemmings ou Pyjamasques. Le documentaire est bien valorisé, avec des œuvres telles que Anciennes Superstructures, D-DAY, Miyazaki, L’esprit de la nature ou I am Martin Parr, et constitue le genre proposant le plus d’œuvres récentes sur les plateformes de VàDA. En fiction, les séries « light crime » comme Meurtres à…, Candice Renoir ou Profilages restent plébiscitées, aux côtés de programmes comme Clèves ou Le Bureau des légendes.

Le CNC et Unifrance soulignent que certaines acquisitions et coproductions ne sont pas comptabilisées dans l’étude sur le chiffre d’affaires, en raison de l’absence de données précises des plateformes productrices sur la valorisation de leur partie internationale, ce qui justifie la publication conjointe des deux bilans.

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