IA : OpenAI, Google, Microsoft et Anthropic promettent aux éditeurs un signal unique contre l’aspiration de leurs contenus
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Jusqu’ici, un éditeur devait mettre en place un blocage différent pour chacun des robots qui parcourent le web pour en collecter les pages, comme l’avaient fait en 2023 Radio France, France Médias Monde, TF1 et Actu.fr face au GPTBot d’OpenAI. Le dispositif présenté vendredi permettra d’inscrire une seule consigne commune, reconnue et respectée par toutes les entreprises qui rejoignent l’initiative : OpenAI, Google, Microsoft et Anthropic.
Une mise en œuvre étalée jusqu’en 2027
Les éditeurs devront toutefois patienter plusieurs mois. Microsoft prendra en compte ce signal à partir du 1er février 2027, Google dans le courant de 2027, tandis qu’OpenAI, le créateur de ChatGPT, évoque « les prochains mois ». Anthropic, le concepteur de l’assistant Claude, a « déjà commencé » à l’appliquer, selon Kevin Kelley, responsable technique des normes chez l’éditeur.
Le réglage ne concerne que l’entraînement futur des modèles et non la consultation des pages, précise Microsoft. Le groupe ajoute qu’en l’absence de préférence affichée par un site, l’aspiration de ses contenus reste autorisée par défaut.
Pas d’impact annoncé sur le référencement
Microsoft et Google assurent que ce choix n’aura pas de conséquence sur la présence des sites dans leurs moteurs de recherche, un point sensible pour des éditeurs déjà inquiets de l’arrivée des AI Overviews de Google. Microsoft a en revanche créé un réglage distinct pour l’utilisation des pages dans les réponses de ses assistants, comme Copilot, en prévenant qu’un refus réduira la visibilité des sites concernés.
Meta, maison mère de Facebook, a salué par la voix de son directeur de la communication, Andy Stone, une « étape importante », sans indiquer si le groupe respecterait lui-même cette consigne.
Une réponse à la pression des éditeurs
L’annonce intervient alors que les éditeurs font face à un afflux de robots qui aspirent leurs articles pour nourrir les modèles d’IA. Certains ont choisi la voie judiciaire. Depuis décembre 2023, le New York Times accuse OpenAI et Microsoft d’avoir utilisé des millions de ses articles sans autorisation ni rémunération pour entraîner ChatGPT. Les deux entreprises invoquent une exception au droit d’auteur, une position soutenue par l’administration Trump.
D’autres acteurs ont pris les devants. Le prestataire d’infrastructure internet Cloudflare bloque par défaut les robots d’IA sur les nouveaux sites de ses clients depuis juillet 2025, tandis que le standard RSL permet aux éditeurs de faire payer les robots qui visitent leurs pages. En Europe et au Canada, les éditeurs se sont également regroupés pour peser face aux plateformes d’IA.
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