Réseaux sociaux et mineurs : Bruxelles gèle les lois nationales
Ajouter The Media Leader à vos sources préférées
La Commission européenne a annoncé reporter d’au moins un an l’application de tout projet de loi nationale visant à interdire les réseaux sociaux aux mineurs, rapporte l’AFP. Bruxelles veut ainsi éviter les doublons avec les règles européennes en cours de discussion.
La décision fait suite à la notification par l’Autriche de son intention d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 14 ans. D’autres États membres envisagent de légiférer, et la Commission veut éviter une multiplication des législations avant l’adoption de règles communes. Le « Kids Act », projet de loi sur la protection de l’enfance en ligne proposé à la mi-septembre par la Commission, doit encore être approuvé dans les mêmes termes par le Parlement européen et les Vingt-Sept.
Éviter la fragmentation du marché unique
« Tous les enfants dans l’UE méritent le même niveau de sécurité en ligne », a affirmé Thomas Régnier, porte-parole de la Commission. Selon lui, des âges et des lois différents d’un État membre à l’autre rendraient la réglementation impossible à appliquer, d’où la volonté d’une approche harmonisée.
En France, la loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, adoptée cet été par le Parlement, a été censurée par le Conseil constitutionnel au nom de la liberté d’expression. Emmanuel Macron a promis une nouvelle loi « juridiquement robuste » d’ici au printemps 2027. Selon l’AFP, elle ne devrait pas être concernée par ce gel, Paris ayant notifié Bruxelles avant la présentation du « Kids Act », sans que ce point soit totalement assuré.
Pour ne manquer aucune actualité de The Media Leader, suivez-nous sur la chaîne WhatsApp, Google Actualités, LinkedIn et TML Briefing sur Kessel.
Depuis 20 ans, la référence des décideurs médias
Inscrivez-vous gratuitement aux newsletters quotidiennes : Première édition en exclusivité dès minuit et TML Briefing dès 18h
À lire aussi
Thomas Regnier (Commission européenne) : « Nous attendons des plateformes qu’elles changent leur modèle économique en Europe »
INTERVIEW DU LUNDI. Amendes contre X, Temu et AliExpress, désignation de ChatGPT au titre du DSA, projet de KIDS Act, bras de fer avec Google et Apple sur le DMA… Porte-parole de la Commission européenne pour le numérique et la défense, Thomas Regnier fait le point pour The Media Leader sur l’application des règlements européens et sur les dossiers qui s’ouvrent.
À lire plus tard
Vous devez être inscrit pour ajouter cet article à votre liste de lecture
S'inscrire Déjà inscrit ? Connectez-vous
