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Résumés IA: le Syndicat de la presse magazine accuse Google d’avoir violé ses engagements

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Résumés IA: le Syndicat de la presse magazine accuse Google d’avoir violé ses engagements

Le Syndicat des éditeurs de la presse magazine (SEPM) a accusé Google, jeudi, d’avoir violé les engagements pris devant l’Autorité de la concurrence en déployant en France ses nouvelles fonctionnalités de résumés générés par IA. D’autres organisations de la presse ont protesté cette semaine contre Overviews et AI Mode.

Un déploiement «sans concertation»

L’organisation professionnelle, qui représente 80 sociétés éditrices – soit 500 titres de presse magazine imprimée et 220 titres de presse en ligne – dénonce un lancement intervenu «sans concertation, sans information préalable et sans négociation», en méconnaissance des engagements souscrits par Google. Le syndicat vise les fonctionnalités AI Overviews et AI Mode, déployées la veille en France, dont les éditeurs redoutent qu’elles ne réduisent leur trafic.

Pour le SEPM, ces outils marquent une frontière franchie : Google produirait désormais lui-même de l’information à partir des contenus de presse des éditeurs, devenant ainsi leur concurrent direct avec leurs propres contenus. Le syndicat affirme qu’aucune discussion n’a été engagée avec lui, «d’aucune nature».

Zones d’ombre sur l’opt-out et la rémunération

Le SEPM indique ne pas disposer des informations nécessaires pour évaluer les effets de ces services sur l’audience, le trafic et la valorisation des contenus de presse. Il réclame des précisions sur les modalités du mécanisme d’opt-out annoncé par Google – qui permettrait aux éditeurs de refuser d’apparaître dans ces contenus – ainsi que sur ses conséquences pour le référencement, et sur le périmètre d’une éventuelle rémunération.

De son côté, la Fédération nationale de la presse d’information spécialisée (FNPS) a alerté sur le risque d’un basculement vers la recherche «zéro clic», et a appelé l’Autorité de la concurrence à s’autosaisir sans attendre pour analyser les conditions et les conséquences du lancement de ces fonctionnalités, dans un communiqué publié jeudi.

Un précédent contentieux

En France, Google a conclu des accords avec 450 éditeurs de presse au titre des droits voisins, permettant une rémunération lorsque leurs contenus sont utilisés par les plateformes. En mars 2024, l’Autorité de la concurrence lui avait infligé une amende de 250 millions d’euros pour non-respect de certains engagements pris dans le cadre de ces accords.

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