TF1 encaisse la chute du marché publicitaire linéaire, le digital continue sa progression
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Le groupe TF1 a publié vendredi des résultats semestriels marqués par une forte baisse du bénéfice net, conséquence directe de l’effondrement du marché publicitaire télévisuel traditionnel. La direction met en avant la résistance du numérique et la maîtrise des coûts pour justifier des résultats jugés conformes aux objectifs.
Un résultat net en repli, un chiffre d’affaires sous le milliard
Le bénéfice net du groupe est passé de 78 à 51 millions d’euros au premier semestre, selon les résultats publiés vendredi. Le chiffre d’affaires publicitaire a reculé de près de 9 % sur un an, à 714 millions d’euros, tandis que le chiffre d’affaires consolidé du groupe est tombé sous le seuil du milliard d’euros, à 993 millions (-9,9 %).
Le PDG du groupe, Rodolphe Belmer, a attribué cette baisse à la chute structurelle du marché publicitaire linéaire, amplifiée par l’instabilité des annonceurs liée au conflit au Moyen-Orient. TF1 a également dû composer avec une concurrence inédite : le Mondial de football, diffusé en juin par M6, dont le groupe n’avait pas acquis les droits pour l’édition 2026, jugés trop onéreux.

Un résultat opérationnel « supérieur aux attentes »
Malgré ce contexte, le résultat opérationnel courant des activités (ROCA) s’établit à 77 millions d’euros, un niveau que Rodolphe Belmer a qualifié de supérieur aux attentes. Le groupe a réduit le coût de ses programmes de 19 millions d’euros sur un an, à 433 millions, une maîtrise des dépenses présentée comme la validation de ses choix stratégiques.
Le dirigeant s’est également félicité de ne pas avoir investi dans un événement sportif à perte, en référence indirecte à M6, dont le coût d’acquisition du Mondial – non confirmé officiellement – aurait atteint 120 millions d’euros selon des chiffres de presse, sans compensation suffisante des recettes publicitaires.
Le numérique comme relais de croissance
Le chiffre d’affaires publicitaire de TF1+ a progressé de 18,6 %, à 109 millions d’euros, un développement présenté comme un facteur d’atténuation de l’érosion du linéaire. Le groupe s’appuie sur trois leviers pour poursuivre cette croissance numérique : le partenariat avec Netflix, effectif depuis le 19 juin, qui permet aux abonnés français de la plateforme américaine d’accéder aux contenus de TF1+ ; de nouvelles offres publicitaires ciblant les PME locales, jusqu’ici présentes sur YouTube et les réseaux sociaux ; et une stratégie de micropaiements pour l’accès à certains contenus de TF1+.
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