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Comment connaître les floors ou savoir avec quel SSP et ID travaille un éditeur ?

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Comment connaître les floors ou savoir avec quel SSP et ID travaille un éditeur ?
Paul Ripart est directeur délégué digital et data chez Prisma Media Solutions.

L’OEIL DE PAUL RIPART. L’un des grands avantages du programmatique tel qu’il a été imaginé (l’OpenRTB), tient en un mot : la transparence. Dans un écosystème publicitaire pourtant régulièrement critiqué pour son opacité, l’OpenRTB offre -sur le papier- un niveau de lisibilité presque unique dans l’industrie publicitaire.

Tout, ou presque, peut être observé, analysé, vérifié. Et ce, sans aucune connaissance technique.
Vous souhaitez savoir avec quels SSP travaillent Prisma Media, Le Monde ou L’Équipe ?
Vous vous interrogez sur les solutions d’ID utilisées, les partenaires activés, les mécanismes de mise en concurrence ?
La réponse est simple : c’est public.

Il suffit de télécharger un outil gratuit comme Professor Prebid et d’observer ce qui se passe directement dans votre navigateur.

Vous obtenez alors la liste exhaustive des SSP branchés, des ID utilisés, des bidders appelés, des timeouts, des floor prices, des signaux transmis…
Rien n’est caché. Tout est inspectable.
C’est une caractéristique fondamentale du protocole OpenRTB, et plus largement de l’Open Web qui l’a adopté dans sa grande majorité : les règles sont standardisées, les appels visibles, les partenaires identifiables, les flux auditables.
Tout n’est évidemment pas parfait. Il n’est souvent pas obligatoire de remplir l’ensemble des champs, et certains acteurs n’ont jamais voulu s’y inscrire (Google en particulier, ce qui lui vaut aujourd’hui un procès), ou encore le fait que le premier annonceur de France en programmatique s’appelle… « unknown ».

Cette logique ouverte pourrait toutefois être remise en question avec la montée en puissance d’un programmatique de plus en plus « agentique ».
L’un des principes clés mis en avant pour développer ces nouveaux standards réside dans le besoin accru de privacy.

Il peut en effet paraître étrange que l’ensemble des informations d’une bid request soit accessible en clair : identifiants, floors, enchères… À l’heure où beaucoup cherchent à se doter de data, un stock considérable est ainsi disponible librement.

L’Open Web s’est construit sur des standards ouverts, à l’inverse des walled gardens. Même si, financièrement, cette transparence n’a pas toujours été couronnée de succès, va-t-elle survivre aux nouveaux modèles de commercialisation ?

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