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Décentrer le regard grâce aux études

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Décentrer le regard grâce aux études
/ DR

Dans un contexte où les marques sont attendues sur leur utilité sociale, les études ne peuvent plus seulement mesurer, valider ou rassurer. Elles doivent aider à comprendre ce qui résiste aux évidences, à faire émerger ce que les discours spontanés ne disent pas, et à transformer cette connaissance en capacité d’action.

Décentrer le regard sur les violences sexistes et sexuelles (VSS)

Depuis 2022, Enov est engagé aux côtés de la RATP dans sa lutte contre les VSS dans les transports. Nos premiers travaux ont permis d’objectiver l’ampleur du phénomène, comprendre le vécu des victimes et évaluer les dispositifs en place sur les réseaux. Mais une limite est apparue : regarder le sujet uniquement depuis le point de vue des victimes revenait à leur faire porter le poids du problème.

En 2025, pour aller plus loin dans la co-construction de dispositifs efficaces, Enov a conçu une démarche systémique, intégrant cette fois, les 3 acteurs du phénomène : victimes, témoins et agresseurs.

Non pour les mettre sur le même plan, mais pour comprendre les mécanismes d’interaction, les freins à l’intervention, les logiques de passage à l’acte, les angles morts de la prévention et les conditions concrètes du pouvoir d’agir.

Cette étude vient d’être primée aux Adwanted Research Awards 2026, dans la catégorie Brand Purpose (Or) mais également comme coup de cœur de la Gen Z et Étude de l’année. Une reconnaissance et un projet qui comptent particulièrement pour Enov. Parce que notre valeur ajoutée n’est pas seulement de produire de la connaissance mais de faire bouger les lignes.

Faire dialoguer rigueur et créativité

Une approche dessinée pour croiser les points de vue, créer les conditions d’une parole sincère et sortir du cadre, grâce à un dispositif hybride : exploration psycho-sociologique, entretiens avec des experts (police, cliniciens…), focus groups auprès de cibles sensibles (dont celle des potentiels agresseurs), co-création avec des parties prenantes internes et externes, puis formalisation et test de concepts auprès de voyageurs.

Cette démarche a demandé une attention particulière à la manière de conduire l’étude : poser les bons cadres, sécuriser la parole, éviter les biais, ne jamais céder à la simplification.
C’est là, selon nous, que réside le savoir-faire des études aujourd’hui. Dans la capacité à produire des insights profonds sans perdre de vue leur usage. À transformer une matière sensible en leviers de décision. À passer d’un constat à des solutions.

Faire de l’engagement un levier de transformation

Le projet a permis de faire émerger des pistes d’action concrètes autour de la prévention, du signalement, de la mobilisation des témoins, de la dissuasion des agresseurs et de l’accompagnement des victimes. Mais son apport dépasse la production de dispositifs. Il a surtout contribué à faire évoluer la lecture même du sujet : les violences sexistes et sexuelles dans les transports ne relèvent pas seulement de situations individuelles, mais d’un enjeu collectif, qui engage tout un écosystème.

C’est précisément ce que nous attendons d’une étude à impact : ne pas se limiter à démontrer qu’une marque est engagée, mais l’aider à rendre cet engagement plus juste, plus crédible et plus efficace. Une marque utile est une marque qui accepte d’apprendre, y compris sur les sujets difficiles et qui se donne les moyens de comprendre avant d’agir.

Dans ce type de démarche, les études ne sont pas un outil de communication. Elles deviennent un outil de transformation. Et c’est peut-être là leur rôle le plus essentiel : aider les organisations à mieux voir pour mieux agir.

La rédaction de The Media Leader n’a pas participé à la rédaction de ce contenu.

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