GEO : pourquoi le « top des sources » est souvent trompeur
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L’OEIL DE PAUL RIPART. On lit souvent que LinkedIn, Wikipedia ou Reddit sont les principales sources en GEO. Sur le papier, cela semble logique : ces plateformes sont massives, crédibles et riches en contenu.
Mais dans la pratique, après avoir réalisé des centaines d’audits pour des annonceurs aux profils très variés, le constat que je fais est tout autre : LinkedIn n’apparaît quasiment jamais, Wikipedia de façon marginale, et Reddit de manière occasionnelle.
Alors d’où vient ce décalage entre la théorie (les « top sources » publiées) et la pratique (les audits du quotidien que j’ai pu faire) ?
La plupart des études qui mettent en avant ces « top sources » analysent des corpus très larges, allant de « meilleur resto à Lyon » à « fais-moi un exposé sur Platon », « à quelle vitesse roule un métro », « qui est le directeur marketing d’Axa » ou encore « qui est le plus fort entre l’éléphant et l’hippopotame ».
Or, avec un annonceur, lors de son audit GEO, on travaille majoritairement sur des prompts à intention business, comme :
- « Quelle est la meilleure voiture hybride à moins de 40 000 € ? »
- « Quelle banque choisir pour un premier achat immobilier ? »
- « Quelle assurance habitation est fiable et pas chère ? »
Et dans ces cas-là, les sources dominantes sont presque toujours les mêmes :
- Sites d’entreprises
- Comparateurs
- Médias / blogs
- YouTube
Pourquoi ? Parce que ces sources répondent directement à une intention transactionnelle ou décisionnelle.
Wikipedia est extrêmement utile pour des questions techniques, de culture générale ou de compréhension mais rarement pour arbitrer une décision ou demander un conseil.
LinkedIn intervient surtout dans des recherches sur des personnes ou des entreprises spécifiques. En revanche, il est assez peu pertinent pour des requêtes business, notamment en B2C.
Ces plateformes font donc bien partie de l’écosystème GEO et sont très utilisées… mais pas là où se crée la valeur business.
Autrement dit : ce sont les principales sources pour des prompts qui ne servent pas… le business.
C’est exactement la même erreur qu’en SEO : raisonner en « top mots-clés globaux ».
Si on suit cette logique, les acteurs dominants seraient Amazon ou Wikipedia, simplement parce qu’ils captent une part massive du trafic mondial.
Pourtant, cette vision est inutilisable pour une entreprise. Un acteur bancaire, par exemple, ne cherche pas à se positionner sur des requêtes globales, mais sur ses requêtes métier : « taux prêt immobilier », « meilleure banque pour primo-accédant », etc.
Et sur ces requêtes, les résultats ne sont plus du tout les mêmes : on retrouve des banques, des comparateurs et des médias spécialisés et pas Wikipedia ou Amazon… exactement comme en GEO.
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